Le Temps mûrit toute choses; Il les met en évidence... Le temps est père de la vérité. Voilà pourquoi je peux dire que cet étranger m'a bel et bien volé mon coeur durant cet nuit; N'est-ce pas étrange de la part d'une jeune fille de tomber sous le charme d'un inconnu qu'elle n'a rencontré que durant quelques secondes, qu'elle ne connait pas ? Je pourrais certe dire qu'il m'a sauvé la vie, et que à bien des égards j'ai raison d'avoir pour lui cette étrange affection. Il m'a manqué; Mais peu à peu il s'effaça de ma mémoire, tout en restant présent.
Je disais au debut quelle crainte je nourrissais pour la guerre; ironie du sort, c'est elle qui m'a ramené mon sauveur. Elle a finalement finit par se declarer : Personne n'a réellement compris comment c'était arrivée : Loin d'arrivé à cause de nous et des Kapoor, c'est une simple querelle entre les Deol et les Mukherjee qui a declanché le jeu des Alliances... Lorsque je l'ai revu, la guerre n'a pas réellement commencé; ça ne saurait pourtant tarder, au regard des tensions qui se font de plus en plus forte; le monde tremble à l'idée d'une guerre, malgrès des siècles de paix... Le territoire de la famille des Jay'Khan se trouve en bordure de celui des deux Clans; Mon père leur a aussitôt ordonné, malgrès leurs protestations, assurant qu'ils sauraient se defandrent, de les rejoindre au coeur des terres, protegeant ainsi une des familles royal des Khan. Et c'est comme ça que je l'ai revu... Revenons à cette journée.
J'étais dans la Salle, encadrée de mes soeurs Priyanka et Madhuri, saluant les petits dirigeants des Jay'Khan. Priyou faisait forte impression auprès d'eux, tant que Madhu et moi nous étions presque invisible; Il fallait dire qu'elle était resplendissante, vétu de son Sari royal rouge et or, tandis que moi j'étais paré d'un simple Sari bleu sombre entre-filé de quelques fils d'argent, et madhu d'un sari tout aussi discret que moi. Nous pourrions ajouter que nous avions pas la prestance de notre soeur; nous ne lui reprochions absolument de monopolisé l'attention, parce que nous en profitions pour discuter entre nous, nous moquant discretement des ces gens. Se retournant, profitant d'un moment tranquille, Priyou nous fit les gros yeux :
-Vous avez finis ? Pourquoi c'est moi qui doit toujours faire tout ?
-Assume, t'es la star !
Nous nous arrêtâmes brusquement, nous redressant : Le Chef des Jay'Khan s'approchait; Seul mon père lui était superieur en rang. Il était assez beau, avec des yeux d'aigle surmonté d'énorme sourcils broussailleux; Je dois avouer qu'il m'inspirait beaucoup de respect, et même... de la crainte ? Il était accompagné de ses fils, dont Uday, un bon ami à moi. A côté de lui, se trouvait une jeune fille d'une beauté epoustouflante. Comment puis-je décrire une personne aussi majestueuse ? Elle a un visage fin, des sourcils expressif; Ses yeux sont de véritable puits de couleurs : du bleu semblable à une mer sous l'emprise d'un orage se mélait un marron brillant, le tout entouré d'un anneau noir... Royalement vêtue, tout en restant sobre, elle était le parfait modèle du bon goût. Qui était-elle ? Ma question ne resta pas longtemps sans réponse, le Chef prennant la parole, à l'attention de mon père :
-Je crois que vous ne connaissais pas encore ma fille Deepika ?
-Je dois avouer que je suis surpris...
-Ma femme est morte il y a de nombreuses années, en donnant le jour à Uday.
Ce dernier me fixait avec un sourire si idiot que je devais retenir un fou rire; Je savais pertinament qu'il le faisait exprès, et j'étais heureuse de le revoir après tant d'année. Je prêtais néanmoins plus d'attention à son père :
-Je me suis remarié. Voilà d'où vient ma fille; je l'ai longtemps protégé mais je n'en vois plus la nécessisté desormais.
Je ne comprenais pas la dernière phrase, mais je me gardais bien de prendre la parole tandis qu'il se tournait vers mes soeur et moi, avec un regard pénétrant :
-Je compte sur vous pour lui faire bonne compagnit.
Ma soeur lui repondit avec assurance qu'il ne pouvait en être autrement. Deepika se mit à nos côtés, timidement, et, pendant que Madhu lui souriait tranquillement, j'essayais de me souvenir chez qui j'avais déjà vu cette même beauté que chez Deepika...
Mes yeux vagabondait à la recherche d'un réponse, lorsque que je LE vis. Je me figeais en l'observant, le coeur battant à tout rompre; Voilà la personne que me rappellait Deepika... Y avait-il un lien de parenté entre eux ? Je ne pouvais me tromper, il avait le même regard pétillant. Son attitude m'étonnait : Il était derrière son Chef, visiblement inquiet, regardant sans cesse autour de lui. Sa main droite était posé sur une dague effilé qui était pendu à sa ceinture. Un homme, le visage fatigué, sa barde blanchit par les années lui murmura quelques mots à l'oreille, qui le détendirent, parce que je vis les muscles de son visage se relacher, et sa main s'écarter de son arme. Je detournais les yeux lorsque je le vis se tourner vers nous; Me reconnaissait-il ? Non, je suis stupide... Il n'avait jamais vu mon visage... Son regard se posa sur moi, avant de se fixer intensement sur Priyanka. Mes battements commencèrent à se faire plus régulier, mais en le voyant autant occupé à devisager ma soeur, je commencais à ressentir un soupçon de jalousie. Je le regardais toujours, étonnée devant la beauté charismatique qu'il degageait, lorsque nos regards se croisèrent, semblable aux scènes de mes rêves; J'étais fasciné par le mélange de grâce et de force qu'il montrait en se deplaçant.
Je ne pus rester ici plus longtemps; Le Roi des Jay'Khan s'étant retiré avec Pa, plus rien de me retenais; Je grimpais au sommet d'une tour où se trouvait un petit jardin; d'ici, je pouvais comptempler les lumières qui provenaient des villages encadrant le royaume. Ma me manquait... Elle aurait su comment je devrais me comporter vis à vis de cet homme, elle m'aurait aidé... Un air me revint en mémoire, un air qu'elle aimait tant chanter lorque que j'étais toute petite, et je ne pus m'empecher de le fredonner cette chanson qui me semblait tant adapté pour moi en ce moment precit... :
« One day I'll fly away...
Leave all this to yesterday,
What more could your love do for me...
When will love be through with me...
Why live life from dream to dream,
And dread the day when dreaming ends ? »
Une autre voix plus grave se fit entendre derrière moi, continuant la chanson que j'avais arrêté quelques seconde plus tôt :
« How wonderful life is now you're in the world... »
Je sursautais violement en poussant un bref cri.
Je me retournais pour voir qui était ce chanteur... oui, c'était lui ! Il était là, la joue appuiyé contre une colonne, rêveur. Je fis un brusque mouvement de recule, sous le choc.
-Pardon ! Je ne voulais pas vous effrayer, Ma Dame. Je vous ai entendus chanter, et...
Il ne finit pas sa phrase, tandis que mon esprit tournait à toute allure; Quelle attitude adopter ? Que dire ? Je me sentais tellement paralisé en sa présence !
-Excusez-moi... J'aime beaucoup cette chanson, je n'ai pas pu resister à la poursuivre...
J'essayais de me redresser hautainement, mais ça c'etait du Priyou, moi je n'en étais pas capable. Je me dirigeais vers la porte, obligée de passer à côté de lui, mon coeur se serrant, parce que j'aurais voulus rester ici, avec lui, discuter, ... tant de chose ! Je pris à mon tour la parole, reprennant mes esprits;
-Ce n'est pas grave. Bonne nuit...
-A vous aussi, Ma Dame.
J'inclinais aussi majestueusement que je pus la tête vers lui, descendant le plus dignement possible les marches. Mais dès que je fus hors de porté de sa vue, je me mis à courir, les battements de mon coeurs resonnants follement en moi.
Voilà la suite.
J'espère que vous avez aimé,
Laissez des com's
Bye
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