_____Marchant de long en large, le chef des barbares reflechissaient à ce que je venais de lui dire. A l'appel au secours que notre peuple en guerre lui lançait...
-Et pourquoi vienderont nous à l'aide de vous, et non de vos ennemis ?
Je sentis mon coeur lacher... Et si je venais de signer notre defaite à tous ? J'eus besoin de m'assoire une nouvelle fois, tout ceci était trop... dure à assumer pour une seule personne. Et pourtant, était-ce qui allait arriver ?
-Pourquoi sacrifirais-je mon peuple dans votre guerre ?
Je tentais de calmer les battements fous de mon coeur, reflechissant à toute vitesse, tentant de trouver une raison valable à lui dire, qu'il comprenne combien la situation était urgente... Mais venais-je pas d'insulter son peuple, alors que j'étais venu lui demander de l'aide ? Je souffrais interieurement de mes stupidités, de mes idéaux qui ne regardaient que moi... Finalement, je relevais la tête vers lui, et avec fierté, me levant, je lui répondis :
-Parce que des êtres comme vous et moi sont entrain de périr face à des ennemis qui nous ont lachement attaqué, simplement pour revendiquer notre autorité face à eux, alors que nous gouvernions de la façon la plus juste.
Il secoua la tête en levant les mains :
-Bien sûr, mais eux... Ne pense-t-il pas la même chose ?
A nouveau découragée, je me mordis les lèvres dans l'espoir de trouver quelques chose de percutant à lui dire... quelque chose qui le ferait réagir, qui le pousserait à s'allier à notre cause !
___Mon esprit me semblait vide de toute chose, de toute pensée. Que faire ? Que dire ? Je cherchais de la vue quelque chose qui pourrait m'aider, mais rien ne pus m'apporter un peu d'inspiration. Alors que j'observais une épée suspendu au mur, je repensais brusquement à l'être qui m'avais apporté de l'aide lors de la cérémonie de passage de pouvoir. Je fermais les yeux, très fort, tentant d'invoquer son esprit, tentant par tout les moyens possibles de le trouver; Et... j'eu l'impression de le voir. A nouveau. Ses cheveux toujours balayé d'un courant d'air inexistant, ses yeux brillant comme deux emeraudes... Aide moi ! Que puis-je lui dire ? J'eu l'impression que mon esprit touchait quelque chose de beaucoup plus vaste; Une conscience encore plus developpé que la mienne, et finalement, je me retournais vers Ajay:
-Surment; ils pensent la même chose. Mais ils ont déclanché une guerre, sans raison, dicté par une volonté de pouvoir toujours plus grande;
J'interrompais d'un geste de la main l'homme qui allait prendre la parole :
-Attendez; Tout ce que je veux, c'est la paix ! Ils ont plongé mon pays dant l'obscurité, dans une peur sans nom ! Tant de gens sont mort, dans notre camp, et dans le leur ! Mais ils refusent de stopper cette folie ! Je sais que vous vous dites que notre guerre fera couler encore trop de sang. Pourquoi vous ne nous aideriez pas à anhilier toute trace de mal ? Afin d'avoir un pays... uni ? Et heureux ?
-Mais, Kajol, ce que vous considerez comme le mal vient simplement de votre point de vue ! Vos ennemis vous voit comme le mal.
-Alors, que me proposeriez vous donc ? Fis-je, desespérée de voir ma tentative échouer aussi rapidement.
-Laissez moi reflechir. Je ne peux allier votre pays au mien sur un coup de tête, sacrifier trop de vie pour votre cause qui, par ailleur, ne nous conserne pas.
Il remarqua que je ne tenais pas debout :
-De plus, vous êtes exténuée. Vous tremblez. Allez dormir un peu, je dois... reflechir à proposition.
J'essayais de marcher fierement vers la sortie, chassant toute fatigue, toute peur de moi, mais le sol s'effondra sous moi, et je perdis toute conscience du monde autour de moi, aperçevant juste Ajay qui se précipitait vers moi.
______Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais toujours dans la même pièce, allongé sur le lit qui était contre le mur; Tournant la tête, je vis Ajay, se couvrant la bouche de la main, en pleine reflexion. Je me maudissais, je me haissais comme jamais : Pourquoi montrais-je aussi facilement ma faiblesse ? Pourquoi diable avais-je montré combien j'étais sans force ? Ici, on mesurait le courage par la force, et moi, devant le chef je m'effondrais ! J'avais envie de hurler de frustation, mais... je pense que cela n'arrangerais pas ma situation.
Il tourna la tête et vit que j'étais eveillée; Il vint s'installer sur le bord du lit, tandis que je me relevais précipitement, mais d'un geste, il m'obligea à rester assise. Sachant trop bien que sinon je serais reprise de vertige.
Avec une immence stupeur, je vis des larmes dans ses yeux... Je n'y croyais pas ! Et pourtant, elles étaient bien réelles. Il s'appuiya contre le mur, et je remarquais combien il était jeune. Un peu moins d'une trentaine d'année sans doûte.
Sans me regarder il prit la parole :
-Si vous saviez... J'ai l'impression de revoir... Sa voix se brisa sans qu'il finisse sa phrase, et il secoua la tête. Il pris une respiration avant de reprendre la parole :
-Autrefois... J'avais une vie de débauche; Je vivais pauvrement, en compagnit de gens tout aussi misérable que moi.
Soufflée, je ne bougeais plus, et je n'avais pas la moindre idée de la raison pour laquelle il se confiait à moi. Nous ne nous connaissions même pas !! Cependant je ne fis pas un geste pour l'arrêter, et j'écoutais, hypnotisée...
-Je n'aspirais à rien. J'étais... alcoolique, et chaque jour je me perdais peu à peu dans les méandres d'une existance sans goût, sans vrai bonheur; Je ne connaissais que... le plaisir.
Il s'arrêta, comme étonné de se confier ainsi, mais une drôle de lueur dans l'oeil, il continua :
-Mais un jour où j'étais encore plus îvre que coutume, j'ai rencontré la plus belle des femmes.
Son ton était passioné. Elle était aussi mystérieuse que la mer, et elle en était également aussi indomptable. J'ai appris au détour d'une conversation qu'elle était chargé de défendre les convois des voleurs.
Elle ne m'avait jamais adressé un regard. C'est là que j'avais décidé qu'il fallait que je fasse quelque chose de ma vie, que je cesse de passer mes jours avec les maqueraux en perdition. J'ai quitté le seul lieu que je connaissais pour cette femme. Sans qu'elle le sache, bien sûr ! Elle ne savais même pas qui j'étais. Je n'avais aucune idée de ce que je pourrais faire, et alors que je commençais à dépérire une nouvelle fois, brusquement, comme ça, elle m'avait proposer de me joindre à sa compagnit. J'étais totalement fasciné, et sans savoir, j'ai accepté. Je n'ai jamais eu à regretter cette decision ! Elle me considerez comme son petit frère, sans savoir que je commençais à nourrir d'autre sentiment pour elle. Mais... Lors d'une mission, la plus importante de toute...La femme que j'aimais est... morte. Je ne savais quel mal s'était emparé d'elle, et toute une nuit je combattis ceux qui lui avait oté sa vie. L'aube qui suivit fut rouge, et lorsque le soleil me permis de voir la plaine, il n'y avait plus personne d'encore debout. Je... les avais tous tué.
Un grand silence suivit la déclaration d'Ajay. Aucun mot d'avait besoin d'être prononcé. Nul besoin qu'il décrive sa peine, parce qu'elle était présente dans son regard, dans chacun de ses gestes, dans les larmes qui coulaient sur ses joues...
-Puis ma bravoure fut reconnu, et le roi me prit sous son aile, et je suis devenu ce que je suis maintenant.
Il avait un ton chargé d'amertume, de colère, de desespoire. Il tourna la tête vers moi, alors que pendant tout son reçit il avait pris soin d'éviter mon regard.
-Je vous retrouve tant en elle ! Vous avez la même fierté, le même courage. La même peur de commetre des erreurs. C'est donc en la mémoire de Karisma, que je décide d'aller combattre à vos côtés.
Nos regards se croisèrent, et je vis que le même poids insupportable qui pesait sur mes épaules était sur les siennes. Nous avions le même destin. Etre, sans qu'on ne comprenne pourquoi le sort nous avait choisit, à la tête d'un peuple. Il posa sa main sur la mienne, et nous plongeâmes dans l'abyme de nos pensée...
-Et pourquoi vienderont nous à l'aide de vous, et non de vos ennemis ?
Je sentis mon coeur lacher... Et si je venais de signer notre defaite à tous ? J'eus besoin de m'assoire une nouvelle fois, tout ceci était trop... dure à assumer pour une seule personne. Et pourtant, était-ce qui allait arriver ?
-Pourquoi sacrifirais-je mon peuple dans votre guerre ?
Je tentais de calmer les battements fous de mon coeur, reflechissant à toute vitesse, tentant de trouver une raison valable à lui dire, qu'il comprenne combien la situation était urgente... Mais venais-je pas d'insulter son peuple, alors que j'étais venu lui demander de l'aide ? Je souffrais interieurement de mes stupidités, de mes idéaux qui ne regardaient que moi... Finalement, je relevais la tête vers lui, et avec fierté, me levant, je lui répondis :
-Parce que des êtres comme vous et moi sont entrain de périr face à des ennemis qui nous ont lachement attaqué, simplement pour revendiquer notre autorité face à eux, alors que nous gouvernions de la façon la plus juste.
Il secoua la tête en levant les mains :
-Bien sûr, mais eux... Ne pense-t-il pas la même chose ?
A nouveau découragée, je me mordis les lèvres dans l'espoir de trouver quelques chose de percutant à lui dire... quelque chose qui le ferait réagir, qui le pousserait à s'allier à notre cause !
___Mon esprit me semblait vide de toute chose, de toute pensée. Que faire ? Que dire ? Je cherchais de la vue quelque chose qui pourrait m'aider, mais rien ne pus m'apporter un peu d'inspiration. Alors que j'observais une épée suspendu au mur, je repensais brusquement à l'être qui m'avais apporté de l'aide lors de la cérémonie de passage de pouvoir. Je fermais les yeux, très fort, tentant d'invoquer son esprit, tentant par tout les moyens possibles de le trouver; Et... j'eu l'impression de le voir. A nouveau. Ses cheveux toujours balayé d'un courant d'air inexistant, ses yeux brillant comme deux emeraudes... Aide moi ! Que puis-je lui dire ? J'eu l'impression que mon esprit touchait quelque chose de beaucoup plus vaste; Une conscience encore plus developpé que la mienne, et finalement, je me retournais vers Ajay:
-Surment; ils pensent la même chose. Mais ils ont déclanché une guerre, sans raison, dicté par une volonté de pouvoir toujours plus grande;
J'interrompais d'un geste de la main l'homme qui allait prendre la parole :
-Attendez; Tout ce que je veux, c'est la paix ! Ils ont plongé mon pays dant l'obscurité, dans une peur sans nom ! Tant de gens sont mort, dans notre camp, et dans le leur ! Mais ils refusent de stopper cette folie ! Je sais que vous vous dites que notre guerre fera couler encore trop de sang. Pourquoi vous ne nous aideriez pas à anhilier toute trace de mal ? Afin d'avoir un pays... uni ? Et heureux ?
-Mais, Kajol, ce que vous considerez comme le mal vient simplement de votre point de vue ! Vos ennemis vous voit comme le mal.
-Alors, que me proposeriez vous donc ? Fis-je, desespérée de voir ma tentative échouer aussi rapidement.
-Laissez moi reflechir. Je ne peux allier votre pays au mien sur un coup de tête, sacrifier trop de vie pour votre cause qui, par ailleur, ne nous conserne pas.
Il remarqua que je ne tenais pas debout :
-De plus, vous êtes exténuée. Vous tremblez. Allez dormir un peu, je dois... reflechir à proposition.
J'essayais de marcher fierement vers la sortie, chassant toute fatigue, toute peur de moi, mais le sol s'effondra sous moi, et je perdis toute conscience du monde autour de moi, aperçevant juste Ajay qui se précipitait vers moi.
______Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais toujours dans la même pièce, allongé sur le lit qui était contre le mur; Tournant la tête, je vis Ajay, se couvrant la bouche de la main, en pleine reflexion. Je me maudissais, je me haissais comme jamais : Pourquoi montrais-je aussi facilement ma faiblesse ? Pourquoi diable avais-je montré combien j'étais sans force ? Ici, on mesurait le courage par la force, et moi, devant le chef je m'effondrais ! J'avais envie de hurler de frustation, mais... je pense que cela n'arrangerais pas ma situation.
Il tourna la tête et vit que j'étais eveillée; Il vint s'installer sur le bord du lit, tandis que je me relevais précipitement, mais d'un geste, il m'obligea à rester assise. Sachant trop bien que sinon je serais reprise de vertige.
Avec une immence stupeur, je vis des larmes dans ses yeux... Je n'y croyais pas ! Et pourtant, elles étaient bien réelles. Il s'appuiya contre le mur, et je remarquais combien il était jeune. Un peu moins d'une trentaine d'année sans doûte.
Sans me regarder il prit la parole :
-Si vous saviez... J'ai l'impression de revoir... Sa voix se brisa sans qu'il finisse sa phrase, et il secoua la tête. Il pris une respiration avant de reprendre la parole :
-Autrefois... J'avais une vie de débauche; Je vivais pauvrement, en compagnit de gens tout aussi misérable que moi.
Soufflée, je ne bougeais plus, et je n'avais pas la moindre idée de la raison pour laquelle il se confiait à moi. Nous ne nous connaissions même pas !! Cependant je ne fis pas un geste pour l'arrêter, et j'écoutais, hypnotisée...
-Je n'aspirais à rien. J'étais... alcoolique, et chaque jour je me perdais peu à peu dans les méandres d'une existance sans goût, sans vrai bonheur; Je ne connaissais que... le plaisir.
Il s'arrêta, comme étonné de se confier ainsi, mais une drôle de lueur dans l'oeil, il continua :
-Mais un jour où j'étais encore plus îvre que coutume, j'ai rencontré la plus belle des femmes.
Son ton était passioné. Elle était aussi mystérieuse que la mer, et elle en était également aussi indomptable. J'ai appris au détour d'une conversation qu'elle était chargé de défendre les convois des voleurs.
Elle ne m'avait jamais adressé un regard. C'est là que j'avais décidé qu'il fallait que je fasse quelque chose de ma vie, que je cesse de passer mes jours avec les maqueraux en perdition. J'ai quitté le seul lieu que je connaissais pour cette femme. Sans qu'elle le sache, bien sûr ! Elle ne savais même pas qui j'étais. Je n'avais aucune idée de ce que je pourrais faire, et alors que je commençais à dépérire une nouvelle fois, brusquement, comme ça, elle m'avait proposer de me joindre à sa compagnit. J'étais totalement fasciné, et sans savoir, j'ai accepté. Je n'ai jamais eu à regretter cette decision ! Elle me considerez comme son petit frère, sans savoir que je commençais à nourrir d'autre sentiment pour elle. Mais... Lors d'une mission, la plus importante de toute...La femme que j'aimais est... morte. Je ne savais quel mal s'était emparé d'elle, et toute une nuit je combattis ceux qui lui avait oté sa vie. L'aube qui suivit fut rouge, et lorsque le soleil me permis de voir la plaine, il n'y avait plus personne d'encore debout. Je... les avais tous tué.
Un grand silence suivit la déclaration d'Ajay. Aucun mot d'avait besoin d'être prononcé. Nul besoin qu'il décrive sa peine, parce qu'elle était présente dans son regard, dans chacun de ses gestes, dans les larmes qui coulaient sur ses joues...
-Puis ma bravoure fut reconnu, et le roi me prit sous son aile, et je suis devenu ce que je suis maintenant.
Il avait un ton chargé d'amertume, de colère, de desespoire. Il tourna la tête vers moi, alors que pendant tout son reçit il avait pris soin d'éviter mon regard.
-Je vous retrouve tant en elle ! Vous avez la même fierté, le même courage. La même peur de commetre des erreurs. C'est donc en la mémoire de Karisma, que je décide d'aller combattre à vos côtés.
Nos regards se croisèrent, et je vis que le même poids insupportable qui pesait sur mes épaules était sur les siennes. Nous avions le même destin. Etre, sans qu'on ne comprenne pourquoi le sort nous avait choisit, à la tête d'un peuple. Il posa sa main sur la mienne, et nous plongeâmes dans l'abyme de nos pensée...