{ ۞ CHAPITRE DOUZE : Je ne regrette rien ۞ }

_________ Une unique goutte d'eau plongeant dans une flaque, un fleuve ou une mer, produit toujours le même résultat; La violence de la chute l'entraine, et elle se fond dans le liquide, et devient indisernable des autres. Elle a le même but que les autres. Plus rien ne la differencit.
La mêlée, dans la guerre c'est la même chose; Tu te noie, et respirer devient pratiquement impossible; Tu te retrouve en face d'un visage humain crispé et sa main tremble de fatigue en levant son épée. Et tu n'as plus d'autre choix que de le tuer plutôt que de te faire tuer.
L'horreur qui me saisissait depuis plusieurs heures était intact; J'avais la même répugnance et je ne voulais pas tuer. Un bruit assourdissant me déchirait les oreilles, et pire encore que le fracat des armes, c'était le gemissement des blessés.
Mais qui étais-je seulement ? Je perdais pied dans cette marée d'homme terrifiée, et par bribe disparaissait tout souvenir heureux que j'avais pu vivre au long de ma courte existance. Je ne savais plus si j'étais la fille de l'empreur ou un paysans emboché de force pour être un soldat, une jeune fille amoureuse ou un homme sans coeur, l'arme que je tenais fermement ou la main serrée autour de la poignée. La peur effaçait tout ce qu'il y avait de meilleur en moi. J'étais glacée, et chaque vie que j'otais me renvoyait l'image de la famille qui attendrait ce père. Ses enfants grandiraient sans lui. Et me haïrait pour leur avoir retiré un être si cher à leurs yeux.
J'étais épuisée, et mon arme se faisait lourde dans ma main; La seule chose que je sentais était les larmes qui roulaient sur mes joues engourdies.
Quel fut mon soulagement lorsque depassé, l'armée ennemis ordonna le replis à ses troupes ! J'allais enfin avoir quelques heures de répis avant que le combat ne reprenne.

________Je m'accroupis et je me renfermais sur moi même au dessus du sol imprégné de rouge. J'étais à deux doigts de craquer, lorsque deux mains se posèrent sur mon épaule. Je les reconnus aussitôt. Je me jetais dans les bras de Shahrukh et je me remis à pleurer, tandis qu'il caressait mes cheveux d'une main plus ou moins tremblante. Depuis le temps que je desirais l'avoir près de moi... Pourquoi étais-ce dans cet situation ? Je respirais profondement son parfum caractèrisque, et me blotissais dans la chaleur de son étreinte. Il avait beau être couvert de poussière, épuisé, il trouvait encore la force de prendre soin de moi... Je m'abandonnais totalement à lui, tentant de ne pas voir le champs de bataille deserté autour de nous. Il m'embrassa sur le front, tout en me murmura des paroles rassurantes...
Mais tout cela faisait trop de douceur après tant de violence, et par la fatigue de m'être surmené, je perdais conscience.

________ Je me reveillais plusieurs heures plus tard, dans un lit dans une pièce exigüe, et au comble de mon bonheur... Je vis mon père. Pourquoi tant de joie lors de cette funeste journée ?
-Baba... Je suis venue t'aider, murmurais-je d'une voix cassé.
Il s'assit à côté de moi et passa son bras au dessus de mes épaules. J'eu un coup au coeur : Il me paraissait faible, fatigué, en mauvaise état.
-Tu n'aurais pas du; Je savais que tu viendrais, mais... je voulais te proteger.
-Mais je l'ai fais, insistais-je. Et je ne regrette rien... J'ai tant appris, je le referais mille fois si je le dois.
Il me serra contre lui, avec une indissible tristesse dans le regard :
-Peut être cela changera-t-il le cour de la guerre, mais pas le destin que les dieux m'ont tracé. Ni ce qu'ils ont fais de moi.
Ce qu'ils avaient fait de lui... Un homme brisé. Il poursuivit :
-Et maintenant, ce qu'ils ont fait de toi...
Je secouais la tête et me blotissais encore plus contre lui :
-Tout va bien. Je n'ai jamais été si... si... heureuse, mentis-je.
Je me mordis violement les lèvres, pour contenir la tristesse qui m'envahissait : Voilà ce qu'était mon père. Nous nous retrouvions après des mois de séparation, et il n'était qu'un vieil homme plein d'amertume. Que je decouvrais pour la première fois.
Je le repoussais -avec douceur- et je m'appuiyais contre le mur :
-Où est Shahrukh ?
Il plissa les yeux en me regardant :
-Je l'ai envoyé en mission quelques jours plus tôt.
La bulle de joie éclata. Avais-je rêvé de sa présence ? Je ne l'avais donc pas serré dans mes bras ? Je ne l'avais pas... sentis ? Tout n'avait donc été qu'hallucination suite à un trop grand choc...
Je m'écartais encore plus de mon père. Il vit ma colère. Il sortit de la pièce...

___________J'ignorais combien de temps je restais prostré dans ma pièce, immobile. A regretter. Mais ma porte s'ouvrit une nouvelle fois, et j'accueillis avec un silence glacial Aamir. L'étincelle de ses yeux étaient presque aussi froid, et il y avait folie dans ses yeux. Mon ventre se serra mais je ne dis toujours rien.
Il s'assit sur le bord de mon lit, sans me regarder, puis il prit la parole :
-Comment ça va ?
Il ne me vint même pas à l'esprit de lui mentir :
-Plus mal que jamais. J'ai tué. Des hommes sont morts par ma faute.
-C'est le court naturel de la vie. C'est injuste; Elle donne naissance, mais à également le droit de donner la mort, observa-t-il.
Je n'avais pas envie d'entendre cela... Je voulais qu'il me console, comme l'aurait fait Shahrukh, qu'il me serre contre lui pour me rassurer. Mais au contraire, il ne faisait qu'énoncer des banalités philosophique. Je m'efforçais de respirer calmement pour rester calme. Mais il poursuivit :
-Tu es faites pour la guerre. Tu... aimes presque cela.
J'eu envie de hurler que je n'aborais rien de plus que le combat ! Que je haissais tout ce qui s'y rapportait, que je vomissais le coeur des hommes si promptent à se battre ! Mais je restais silencieuse.
-Rejoins-moi. Maintenant que tu connais le coeur des hommes, tu sais combien ils sont mauvais ! Tu sais que nous pouvons tous les vaincre ! Il ne sont que des chiens, nous pouvons regner ! Nous vivrons... sans manquer de rien !
Il était de plus en plus exité, et l'étincelle de folie dans la prunelle de ses yeux allez grandissante. J'avais peur, mon ventre était contracté, trop serré pour que je puisse respirer.
-Nous aurions le pouvoir, Kajol. Le monde à nos pieds ! Nous serons roi et reine...
Je tentais d'articuler les paroles que mon coeur hurlait, mais aucun sons ne sortait de ma bouche. Au prix d'effort, je parvins à murmurer quelques paroles :
-Aamir... va-t-en.
L'incompréhension fut lisible dans ses yeux, et sur le même ton je poursuivis :
-Ne te répresente jamais... jamais... plus jamais devant moi. Je n'aurais plus d'autre fois que de te tuer si je te recroise. Va-t-en.
Il s'emporta :
-Tu ne comprends pas ! Tu es comme eux !
La haine fut lisible sur son visage. Il crispa la machoire, et je vis combien je lui ressemblais. J'avais les mêmes expressions du visage...
-Et pourtant, tu sais bien que personne ne t'aime. Il n'y a que moi qui tient à toi !
-Non... non, balbutiais-je. Ce n'est pas vrai !
-Et ton Shahrukh ! Un lâche ! Comment se fait-il qu'il ne soit pas auprès de toi ! Je vais te le dire... Il à quitté les troupes ! Il a peur, il ne t'a jamais aimé !
-Degage ! Hurlais-je. Je te haiis !!!!
La porte s'ouvrit violement, et Ajay, épée à la main si dirigea droit vers Aamir.
-Cela suffit, siffla-t-il. Pars. Et si jamais je te revois... Je te tuerais.
Il quitta la pièce.
Je me mis à pleurer silencieusement. Mes joues étaient ruisselantes, et mes yeux rouges. Je me balançais d'avant en arrière, tandis qu'Ajay prennait la place que mon père, puis qu'aamir venait de quitter.
-Kajol, commença-t-il. Ce ne sont que des mensonges. Quoi qu'il t'ai dit... Rien est vrai.
-Laisse moi seule, je t'en prie, murmurais-je à travers mes larmes.
Il se rapprocha de moi :
-Inutile de savoir ce dont il t'a parlé. Cela à rapport avec Shahrukh, n'est-ce pas ?
Non... il ne savait pas tout, mais je n'allais pas lui dire non plus. J'hochais la tête en le regardant d'un air plus ou moins interrogateur.
-J'ai parlé avec ton père, fit-il en haussant les épaules. Je sais que c'est lui l'homme le plus chanceux. Je sais que c'est lui que tu aimes. Ecoute... Il ne faut jamais se fier aux apparences.
Je secouais avec violence la tête, tout en repensant à mon Shahrukh. Qui un jour m'avouait qu'il était l'assassin royal d'Amitabh :
-Il faut toujours se fier aux apparences.

_________Je tirais par dessus ma tête les couvertures en peaux si chaude. Je voulais tout oublier. Je voulais... je poussais un soupire. Je ne voulais pas penser au moment où je devrais me lever pour aller à la réunion pour savoir ce qu'on ferait pour contrer nos ennemis.
J'avais envie de... Non. Je n'avais envie de rien. Car un horrible doute s'était insinué en moi, et je me demandais si Aamir n'avait pas eu raison. Si... Shahrukh n'avait pas deserté, et qu'il n'était donc pas en mission comme l'avait dit mon père. Et je me voyais obliger de repenser... Que lors de la proposition d'Aamir... Pendant un quart de seconde... J'avais trouvé la proposition séduisante. J'étais comme tout les hommes. Aisement corruptible. Et mon coeur ne valait pas mieux que ceux de mes ennemis...


Wàlààà !! Qu'en avez vous pensé ?

# Posté le mardi 23 septembre 2008 14:54

{ ۞ CHAPITRE TREIZE : La salle du conseil ۞ }

_______ Je finis par me lever, resolut à aller dans la salle du conseil. C'était mon rôle. Et je voulais savoir à quoi j'allais avoir affaire dans les prochains jours. Le débat tournait autour de la strategie qu'allait adopté nos ennemis... Qu'allait-il faire face à notre surnombre ? A quoi devions nous nous attendre... J'en eu rapidement assez de les entendre se contredire. Personne ne tombait jamais d'accord, alors je pris la parole pour la première fois :
-Pourquoi n'allons nous pas nous en informer directement ? On peut y aller en espion.
Je lus la peur dans les yeux de mon père; Il savait ce que j'avais en tête.
Ajay hocha la tête. Puis d'autre accord suivirent, mais je savais que ce ne serait pas aussi simple.
-Cela prendrait trop de temps, objecta un homme que je n'avais encore jamais vu. Ils pourraient nous anéantire bien avant...
J'haussais les sourcils : Moi qui croyait qu'on était bien assez pour tous les écraser... Je me repris.
-Pendant ce temps là, moi et mes hommes nous iront bloquer les armées qui partent. Pour pas qu'elles nous prennent par arrière plus tard.

___________Je ne comprenais toujours pas qu'elles étaient ces histoires, mais je commençais à voir plus claire dans la situation de la bataille : Depuis quelques heures, le camp adverse avait décidé de faire reculer certaine de leurs troupes; Mais le plus étonnant est qu'ils avaient commençé à le faire avant notre venu... Mon père craignait un piège de leur part, et qu'il ne fallait pas les suivre. Mais les autres étaient d'un avis contraire... Alors Ajay avait décidé que lui et ses hommes devaient y aller; Je voyais pourtant bien qu'il était du même avis que mon père.
Il fut décidé que pendant qu'ils iraient, moi, à la tête d'un petit régiment iriont nous infiltrer dans les lignes ennemies pour comprendre leur stratégie, et qui sait... tuer leurs commandants, pour déstabiliser leurs armées. Et mon père, lui, avec le reste des soldats, continuraient sur le front.

______Et pendant tout ce temps... Que faisait Aamir ? Je l'ignorais. Il avait disparut de la population, mais j'étais sûre que je le reverrais.
Saif allait m'accompagner dans notre expédition. Ajay y avait tenu, et je n'avais pas refusé, parce que je savais que sa présence me rassurerait... Nous partirions ce soir même.

______La peur au ventre, je me frottais les mains pour les rechauffer, et les huit autres guerriers qui étaient derrière moi faisait la même chose. Nous étions devant la base de nos ennemis.
-Okay. On y est, les gars, murmurais-je, sachant que mes paroles n'étaient guère approprié.
Je me mordillais les lèvres, puis le signal que j'attendais de Saif arriva.
-On y va.
Nous entrâmes par une porte construite à même la pierre, parce qu'il nous fallait franchir la muraille. Des bruits de pas se firent entendre, et aussitôt nous nous plaquâmes contre le mur, le coeur battant. Un message passa de mon regard à celui de Saif : « Mauvaise idée »... Mais hors de question de reculer. Nous continuâmes à avancer dans le sombre corridore, et j'osais à peine croire à notre chance de ne pas être reperer dans cette forteresse grouillantes de soldat. En fait on aurait presque pu se promener tranquillement dans les couloires... Nous venions de revetir des tenues de soldats Kapoor, nos ennemis. Nous aurions pu nous fondre dans la population... Mais par prudence, nous ne nous devoilions pas au regard, marchant dans l'ombre.
Plusieurs minutes plus tard, je m'autorisais une pause. J'envoyais deux soldats en reconnaissance, et je tuais le temps en discutant avec Saif, mais nous étions tous trop tendus pour tenir une conversation normal. Si nous étions découvert... C'était la mort assuré !
Cependant j'étais satisfaite de ma mission, qui me permettait d'oublier le reste. J'essuiyais la sueur de mon front en voyant revenir les deux éclaireurs. Ils ne s'était pas fait reperé... Et mieux que ça... Ils avaient l'emplacement de la salle de commandement !

________Je menais une discution animé avec les gardes; Je leur avais donné l'ordre de partir, mais ils refusaient de me laisser seule. Catégoriquement. Exaspérée je cherchais un compromis :
-Hé bien... L'un de vous peut rester pour me proteger, mais les autres partent. Nous nous ferions prendre sinon !
Saif se porta volontaire, et les autres, de mauvaise grâce acceptèrent de quitter le château. Cependant il était claire qu'ils resteraient à l'entrée pour venir me secourire si, quatre heures plus tard je n'étais pas sortis.

-J'ai peur, murmurais-je à Saif. Tu es sûre qu'on est invisible pour les autres ?
Nous étions caché dans un coin de la salle derrière un entrechevetrement d'arme et de bouclier. Il hocha la tête en m'adressant un clin d'oeil.
-Ne crains rien. Et si on se fait prendre, t'aurais l'occasion de voir super-soldat à l'action !
La nervosité me fit rire, mais il plaqua sa main sur ma bouche, les yeux équarquillés : Les chefs des Kapoor venaient d'entrer dans la salle. Je fermais les yeux puis les rouvrit aussitôt pour les voir s'installer autour de la table en chaîne massif.
Un homme particulièrement attira mon attention : il avait les cheveux blond. J'avais rarement vu des gens avec les cheveux aussi claire d'où je venais. Je connaissais que Ajay qui avait les cheveux de cette couleur. Je sus presque aussitôt qu'il s'agissait du leeder... Et qu'il s'appellait Salman.
Nous écoutâmes avec horreur. Nous avions faux sur toute la ligne... Et mon père avait raison. Ajay était partit dans un piège, et près de mille hommes allaient tomber sur lui et ses deux-cents soldats. Il fallait les prévenir... vite !
Saif me retint par la main. Si je sortais, il me repèrerait ! Il me fit signe de rester calme. Mais je ne le pus... Sans faire exprès je renversais les piles de bouclier... Et aussitôt nous fûmes entouré des hommes, épée au point. C'était le moment à Super-Soldat de me montrer ses talents, mais nous fûmes immobilisés.

______Salman me releva et me devisagea avec une attitude hautaine :
-J'ignore qui vous êtes... Mais certainement pas mes soldats !
Ce n'était pas le moment des présentations. Il me mit une dague sous la gorge et commença à se moquer de nous :
-Vous êtes tellement desespérés que vous venez espioner notre conseil... Affligeant.
Il fit un signe à deux de ses hommes :
-Exécutez les.
C'est là... Que je le vis. Il entrait dans la pièce, perdu dans ses pensées. Puis, étonné il releva la tête, découvrant la scène. Sa mâchoire en tomba de saisissement, les yeux plongées dans les miens. Mais aujourd'hui il ne pouvoir guère y voir de l'amour...
Salman eu un sourire :
-Ah; Je vois que vous vous connaissez déjà... Que pensez vous de mon nouvel assassin ?
Je crus que j'allais éclater en sanglot. J'avais donc rêvé, l'autre jour... La colère, la rancune de notre séparation fut la plus forte, et je pus surmonter ma tristesse. Shahrukh était ébahit, mais je voyais bien qu'il tentait de prendre une expression neutre. Salman était aux anges :
-Bien... Je pense que Shahrukh et vous -il désigna un soldat- accompagneront nos hotes les executer...
Lorsque Shahrukh fut assez proche, sans que je ne puisses m'en empecher, je lui crachais à la figure. Sans reflechire, hors de moi je lui adressais la parole :
-Tu n'es qu'un sale traître ! Aamir avait raison ! Je ne comprends pas pourquoi mon père t'as fait confiance !
Je regrettais aussiôt ces paroles. Je me mordis la langue, et sentis le goût du sang, et je lus en même temps l'horreur du visage de Shahrukh. Salman était au comble :
-C'est donc... Un hote de marque !
Il claqua les doigts :
-Allez les enfermer. Le temps que je prennes une décision les consernant.


Qu'en avez vous pensé ??

# Posté le mardi 23 septembre 2008 14:55

{ ۞ CHAPITRE QUATORZE : Trois Pilliers, Trois Hommes ۞ }

_______Je n'arrivais pas à parler. Saif savait à peu près tout de Shahrukh de toute façon : il n'était qu'un sale traître ! Puis je suppose qu'il avait deviné le lien qui nous unissait. Mais je ne pouvais y croire. Cela me faisait trop mal. Je pensais à la douceur de mon ami, et à son souci qui avait depuis toujours était de me proteger. Mais comment avait-il pu en arriver là !? C'était... incompréhensible.
Et... D'un autre côté, Ajay courrait à sa propre perte. Et le pire, c'est qu'il en avait eut le sentiment dès le début, comme mon père. Je me demandais s'il s'en sortirait. En tournant la tête vers Saif, je vis qu'il était accroché au barreau de la fenetre de notre misérable cellule. Il avait le regard vague, et il paraissait, comme un tout petit enfant, perdu. Je me souvins qu'Ajay était son meilleur ami, et qu'il le connaissait depuis toujours. Et moi qui tenait tant à Ajay, je le connaissais depuis pas si longtemps... Alors qu'est-ce que ça devait être pour Saif!
Je respirais calmement, puis je me rapellais. Rekha, la vieille sorcière... Elle avait dit que je réussirais. Mais à un prix trop elevé... Ce prix pouvait-il être plus elevé que de perdre la vie d'une personne qui m'est si chère ?
Puis... Je repensais à autre chose : Elle m'avait dit de ne faire confiance qu'à moi même... Parce que je risquais de m'appuiyer sur la mauvaise épaule... Je me laissais aller en arrière.
Elle parlait probablement pas de Shahrukh... Parce qu'après tout, Shahrukh était abscent depuis si longtemps... Mais d'Aamir. Parce qu'elle comptait sur lui depuis qu'elle était toute petite... Mais elle n'avait jamais pensé qu'il était mauvais. Mais... Le mal dépendait d'un point de vue, me dis-je pour me rassurer, et surtout pour disculper Aamir en moi. Je l'aimais... Comme j'aimais Shahrukh... Je m'aperçue pour la première fois que moi, qui me croyais si indépendante des autres, et surtout libre, mon existance était constitué de trois piliers, de trois hommes que j'aimais : Shahrukh était le pillier centrale, et probablement celui que je connaissais le moins... Puis il y avait Ajay et Aamir bien sûr. Pourquoi ne m'étais-je jamais aperçue que j'étais déchirée entre eux trois ?
-Rajkumari ? Vous allez bien ? S'inquièta Saif à voix basse.
Je n'eus pas le temps de répondre; Des bruits de bottes se firent entendre dans le couloir, et... Shahrukh se trouva à nouveau devant nous, le visage sans expression.

-Alors, ton nouveau chef à prit une décision, ça y est ? Ironisais-je.
J'essayais de me moquer de lui, mais de ma bouche ça sonnait faux. Parce que, bien sûr, je l'aimais. Et malheureusement, quelques secondes plus tard, j'étais dans ses bras...
Et je compris que l'autre jour, sur le champ de bataille cela n'avait été qu'une illusion. Là c'était... beaucoup plus réel, et mille fois mieux. Si ce n'avait été pas dans ces circonstances... Ses cheveux sombres était en bataille, et ses joues étaient mal rasé. Mais si douce... Il s'écarta et tenta de m'expliquer :
-Ma petite folle... Tu as mis en l'air toute ma mission. Salman a comprit au moment où il a sut qui tu étais que je n'avais jamais pu quitter les rangs des Khan. Il a vu que... Que...
Je crus qu'il ne se resoudrait jamais à le dire.
-Que je t'aimais, acheva-t-il. Veux-tu m'épouser ?
J'hochais violement la tête pour manifester mon accord. Il me reprit dans ses bras, et pour la première fois... Il m'embrassa. Je devins sa femme, et lui mon mari. Je crus que mon coeur allait exploser. Je me perdit dans son étreinte, qui aurait pu durer éternellement si Saif n'avait pas toussoté pour nous rappeller où on était. Avec regret je m'écartais.
-Je crois que nous devrions faire ce pourquoi nous sommes tous là, dit Shahrukh avec un éclat presque sauvage dans les yeux. Nous allons en finir avec cette saletée de guerre ! Je sais où trouver Salman.
Nous partîmes, main dans la main, plus fort que jamais, avec Saif à nos côtés.

_______Lorsque nous arrivâmes devant la porte de la chambre de Salman, nous neutralisâmes les gardes avant même qu'ils aient pu donner l'alerte.
Puis Saif et Shahrukh entrèrent, en me demandant de rester à l'exterieur donner l'alerte. Ils ne voulaient pas que je vois ce qu'il allait se passer, et de toute façon j'en avais aucune envie. Après une interminable attente, me demandant si ils étaient blessés, ils finirent par resortirent, sans la moindre égratinure :
-C'est fait, dit simplement Saif. Il a payé.
-Maintenant, allons l'annoncer à Anupam... dit Shahrukh. Rejoingnons les.
Je me sentis si puissante ! Nous allions en finir !! C'était la fin !!! Nous avions mis la fin à la guerre... Une bouffée de joie m'envahie, et je pressais la main de Shahrukh.

# Posté le mardi 23 septembre 2008 14:56

{ ۞ CHAPITRE QUINZE : Adieu ۞ }

_______Lorsque nous arrivâmes sur le champs de bataille, nous vîmes que pour le moment rien n'avait changé. Nous traçâmes nettement un chemin parmi les hommes, et nous croisâmes un des chefs de l'armée. Nous l'informâmes de la situation. Un sourire indiscriptible se peint sur son visage. Il l'hurla à ses soldats. Ils redoublèrent d'efforts.
Nous continuions à avancer pour trouver mon père... mais il n'était nul part ! L'angoisse commençait à me gagner. Je voulais aller lui dire... lui apprendre la bonne nouvelle... Finalement, j'appris qu'un mauvais coup l'avait obligé à se retirer du combat. Avec inquiètude, j'abandonnais Shahrukh et Saif pour aller dans la tente de secour, où je le trouvais, vêtu de son immence armure doré... La même que dans mon rêve... Mais là, il était en vie. Il respirait d'un air incertain, semblait souffrir... mais était vivant. C'était ce qui comptait. Je m'approchais sans faire de bruit, mais il se reveilla.
-Bauji... C'est moi.
-Kajol, murmura-t-il. Je suis si désolé... Désolé d'avoir été un si mauvais père.
Je ris doucement :
-Je ne pouvais pas rêver mieux. Je t'aime Bauji. La guerre sera finit dans quelques heures, et nous retourneront au château ensemble... Tout va bien.
Je l'embrassais sur le front, puis Preity me chassa de l'infirmerie qu'elle tenait en me disait que je le fatiguais inutilement. Je discutais avec elle, puis retournais sur le champs de bataille... Plus légère que jamais... J'étais marié à Shahrukh...

_________Il était claire que nous progressions plus que jamais. L'armée des Kapoor était décimé, et les soldats s'enfuiyaient en apprenant la mort de leur capitaine. Nous en avions presque finis... Saif avait les yeux humide...Et je me rappellais pourquoi. Je reçus un violent coup à cause de mon inattention, et Saif se mit à mon secours. Je vis que notre chasse nous avez mené à l'écart: nous étions dans une clairière, loin du reste de l'armée. L'armée s'était éparpillé pour écraser les dernières resistances. Je m'approchais de Saif, avec un visage devasté :
-Il faut aller sauver Ajay.
Il secoua la tête avec desespoire :
-Non, Rajkumari... S'en est finit pour lui. Il est trop tard. L'armée est trop dispersé, nous ne pourrons pas la rassembler avant des heures, et il sera trop tard.
Je me laissais tomber par terre en pleurant :
-J'y vais. Je veux aller avec lui...
Il s'agenouilla à côté de moi, et nous laissâmes partir les quelques hommes ennemis. Il me prit par l'épaule :
-Tu ne peux pas. Ta place est ici, avec l'armée victorieuse. Si tu pars, on pensera que tu es morte. Tu ne peux pas, répéta-t-il.
-Veux-tu donc qu'il finisse loin de ceux qu'il aime ?!
-Non... Je ne veux pas que tu sacrifis pour lui.
-L'armée sera partie, le laissant pour mort, tu le sais ! Je ne risque rien, je ne me sacrifirais pas, mentis-je.
Saif se prit le visage entre les mains :
-Tu sais ce que je veux dire ! Si tu pars, cela veut dire pour les autre que tu es morte ! Tu le sais, s'emporta-t-il !
Je me relevais, et pris un air digne en levant le menton :
-Je le sais. Je suis consciente du prix à payer. Je suis prête à le payer, si je peux être au côté d'Ajay pour ses dernières heures.
Je savais depuis le début que je devais renoncer à ma vie d'avant. Mais il était hors de question que j'abandonne quelqu'un de si cher à mes yeux...
La guerre était finit... Mais le prix à payer était si fort... Si fort...
Je comprennais ce qu'avait voulut dire Rekha. Tout ce finirait dans le secret... Je passerais pour morte.
-Je dois rejoindre Ajay, repetais-je.
Saif pleurait en silence. Il allait perdre deux amis en un jour.
-Que veux-tu faire, demanda-t-il avec résolution. Il se passa la main sur les yeux, effaçant les dernières larmes. Mais elles étaient sans cesse renouvellé. Je le serrais dans mes bras de toutes mes forces. Nous étions sales, en sang, mais peut nous importaient...
Je regardais dans la clairière, autour de moi. J'aperçue à la cîme des arbres, le visage tout aussi barbouillé de poussière que moi, une jeune fille, agonisante, allongée sur le sol. Je ne savais pas qu'il y avait des filles dans l'armée, songeais-je avec un drôle de recul. Je pris Saif par la main et l'entrainait vers elle.
Je m'agenouillais à côté d'elle :
-Allez vous bien ?
Elle eut un rire étranglée.
-C'est ma fin, Rajkumari. Comment pourrais-je aller bien ? Je suis loin de tout, et je vais être oublier... Je n'ai rien.
-Comment t'appelles-tu ?
-Shamita.
Elle eut une quinte de tout. Ce n'était que l'affaire de quelques minutes... J'étais si triste... Je crus que je m'y resoudrais jamais... Mais je lui expliquais mon plan. Alors elle hocha avec lenteur la tête.
-Vous me faites honneur, Rajkumari. Là haut, je parlerais de vous.
Avec douceur je lui retirais son armure, puis j'otais la mienne, qu'elle mit à la place. Je ne mis pas la sienne, restant habillée simplement de cuir. Je n'avais plus besoin d'armure.
Je tins la main à Shamita, qui était maintenant déguisé en Rajkumari. Puis... Son souffle cessa. Son visage sale était indicernable du mien, mais je refermais le haume du casque par précaution.
-Ne dis rien à personne, Saif.
Son visage ne fut qu'horreur :
-Pas même à Shahrukh !? Tu le laisseras pour veuf à peine vous vous êtes marié ?!
Je me remis à pleurer :
-Je ne peux pas abandonner Ajay. Je ne peux pas ! Je l'aime.
-Mais tu es à pied...tu mettras des heures, et tout sera finit, tenta-t-il avec desespoire.
-Adieu, Saif. Rend heureuse Preity.

# Posté le mardi 23 septembre 2008 14:58

{ ۞ CHAPITRE SEIZE : Je suis au crépuscule ۞ }

________Je marchais, combattant la fatigue, et mes blessures réouverte par cet effort. J'avais cessé de pleurer. C'était inutile. Ce qui était fait est fait... Tout était finit... Sauf une chose : Je devais retrouver Ajay. Je fixais toute mes pensées sur lui, pour oublier le reste. Shahrukh, Bauji, Madhuri, Priyanka, Preity, Saif... Tour ceux à qui je tenais. Après avoir retrouvé Ajay je savais que je n'aurais jamais la force de retrouver une existance normal. J'avais mentis à mon père, parce que je savais déjà que je ne rentrerais pas avec lui.
Cela faisait des heures que je parcourais cette foret, et j'avais peur. J'avais l'impression d'entendre des bruits tout autour de moi... Mais je continuais. Inlassablement. Et je continuais une partie de la nuit, incapable de faire une pause. Je ne connaitrais pas le répit... Du moins je le pensais, mais ce fut plus fort que moi, parce que plusieurs heures plus tard, alors que les premières lueurs de l'aube commençais à poindre dans l'horizon, je m'effondrais sur l'herbe. Je ne sais pas combien de temps je dormis, mais j'étais épuisée.

_________Lorsque je me reveillais, la rosée du matin tombait sur la forêt. Cela lava mes joues. Je me relevais, espèrant qu'il ne soit pas trop tard. Et je recommençais à marcher, regrettant de ne pas être à cheval, et de ne pas connaître le chemin.
Car je me perdis plusieurs fois.
J'essayais de ne pas penser au fait que je n'étais plus princesse, que j'avais coupé tout les liens avec ma vie d'avant... Ce n'était pas possible...
Puis... finalement... comme dans un rêve j'eus l'impression de trouver mon chemin. Au bout de plusieurs minutes j'atteries dans une clairière, près d'un lac.

__________C'était un paysage à coupé le souffle, un trou de verdure dans lequel milles fleurs de toutes les couleurs poussaient dans tout les sens. Un lieu sauvage, de serenité et de paix...
Un tombeau royal pour les plusieurs hommes allongés dans l'herbe verte.
Et je le vis. Adossé à un arbre. Pâle comme la mort. D'une beauté incroyable. J'avais l'impression de le voir pour la première fois. Mais en fait, c'est parce son visage était détendu, et qu'il souriait avec douceur.
Je m'approchais, et je vis qu'il restait un dernier souffle de vie dans son corps. Je me laissais tomber à côté de lui, prise d'une indissible fatigue, d'une immence lassitude.
Je n'osais pas faire un bruit. Je saisis sa main, et il murmura quelques mots :
-Je savais que tu reviendrais.
A travers mes larmes, je souris :
-Je ne t'aurais pas abandonné...
Sa main tenta de serrer la mienne, mais il n'avait plus de force dans son corps. Il en avait juste assez pour parler :
-J'ai rêvais de cette scène... Tu étais exactement ici, et moi... je te disais...
Il se tut un moment, pour reprendre son souffle.
-Je te disais, que dès le moment où je t'avais vu, j'avais compris.
Je tentais de comprendre, mais j'étais trop fatiguée pour.
-J'avais compris que tu étais comme elle.
Je compris brusquement de qui il parlait, et ce qu'il allait me dire. Mon coeur se serra.
-Comme Karisma. Aussi forte, aussi courageuse... Aussi belle... C'était inévitable. Je suis tombé amoureux de toi. J'avais beau tenter de me raisonner, mais le coeur est fou, il n'écoute pas la voix de la raison.
Il se mit à trembler.
-Pourquoi te dis-je tout cela ? Je suis au crépuscule, dans le noir...
Je compris que c'était la fin. Il venait de perdre la vue. Maintenant ça allait être la vie. Je me penchais au dessus de lui, et mes larmes roulèrent sur son visage; puis je posais brievement mes lèvres sur le sienne. Lorsque je me redressais, il n'étais plus. Et son visage était comme tout à l'heure, resplendissant. Il n'avait plus aucun souci à se faire, songeais-je avec amertume. C'était finit. Mais il avait l'air si heureux... peut être devrais-je en finir moi aussi... Ma vie ne valait plus rien...

_________Après plusieurs minutes, je me relevais. Et je poussais un cri en voyant trois silhouettes silencieuses derrière moi ! Le coeur battant je reconnus... Saif... Preity... Shahrukh !!
-Il est mort, balbutiais-je. Il est mort.
Shahrukh avança droit vers moi et me prit dans ses bras :
-On sait. Il est heureux desormais...
Une fois de plus je m'abandonnais à l'étreinte de mon mari. Comment avais-je pu penser vouloir en finir alors que si fort, il était pour toujours avec moi ?
-Je suis désolé, expliqua saif sans détaché son regard d'Ajay. Ils ont sut. Venez, Rajkumari. Il est encore temps de dire aux autres que vous êtes vivante...
Je reflechissais. Puis je secouais la tête :
-Non. La Rajkumari est morte. Maintenant je suis juste Kajol.
Seul Shahrukh comprit ce que tout cela impliquait. Les autre refusaient de comprendre ce que cela impliquait.
-Nous partirons vivre à l'écart, Kajol et moi, expliqua Shahrukh. Kajol ne peut rentrer.
-Mais pourquoi ? Gémit Preity. Je comprends pas.
Saif lui comprit. Mais c'était trop dur à expliquer. Il prit Preity par l'épaule, et elle posa la tête sur son épaule :
-Nous viendront souvent vous voir, fit-il.
Nous hochâmes la tête, et nous partimes chacun de notre côté.


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# Posté le mardi 23 septembre 2008 15:00